samedi 25 avril 2009

Niko Papasideris, inclassable et généreux

En ce jour de manifestation anti-HADOPI je me suis dit qu'un billet sur un artiste qui a choisi d'offrir 20 titres de sa production musicale en téléchargement gratuit et légal était une bonne chose.

Ce garçon, c'est Niko Papasideris. Père grec, mère texane, Niko a 32 ans et nous vient tout droit de Nashville Tennessee ! Cela ne s'invente pas et est une bonne raison supplémentaire de vous présenter le garçon !

Mais ma curiosité a d'abord été éveillée par son action de prise de contact sur MySpace. C'est en effet par ce site que j'ai connu Niko Papasideris :



Je ne pouvais donc que cliquer et me lancer à la découverte de celui qui prend Albanel en passing-shot le long de la ligne !

C'est ainsi que j'ai appris que, suite à une découverte du piano à l'âge de 14 ans, la musique est devenu son obsession. Jouer ne lui étant rapidement plus suffisant il s'est mis à composer lui même sa musique, puis à écrire des textes. Arrivé là, je ne pouvais que poursuivre l'exploration...

Ainsi après avoir goulument téléchargé les 20 titres offerts, les avoir mis sur mon iPod, je me suis lancé dans l'écoute de ceux-ci lors d'un périple en voiture. Et bien le résultat est assez surprenant.
En effet au delà de ses origines pour le moins métissées, Niko n'est pas non plus un garçon obtus et embrigadé dans un genre musical. Dans une interview il assurait par exemple que ses sources d'inspiration viennent des "Moody Blues, de Vangelis, U2, Sting, Rage Against The Machine, Tiesto, Elvis Presley, Nirvana, Dean Martin, Enya, Alanis Johnnay, Norah Jones, Queen …".

Et je peux vous garantir que cela se ressent. On est parfois très proche de la musique de film à la Vangelis (Kali Spera), on trouve de la gigue irlandaise (I Found A Friend In You), de la disco pop anglaise (Joy!), du rock indé (Please), de la world (The Exodus)... Bref, Niko est totalement inclassable. Ce qui ne le destine pas spécialement à être connu en France où on aime bien glisser les gens dans des tiroirs...

Je vous invite toutefois à le découvrir en vous rendant sur son site où vous pourrez télécharger librement les 20 morceaux gratuits.

1 commentaire:

souklaye.sylvain a dit…

1- D’un côté, nous avons une industrie culturelle déclinante n’assumant pas le proxénétisme économique et la pandémie infantilisante qu’elle exerce sous le regard de son débiteur. Celui-ci est à la fois une fondation philanthrope de gestion nationale et une entreprise d’import/export.
2- De l’autre côté, nous avons une infinité de niches de population n’ayant rien à voir les unes avec les autres, mais faisant front par principe de précaution. Nous prouvant par la même occasion à quel niveau de léthargie se trouvent nos sociétés occidentales pour qu’un luxe devienne une lutte nécessaire.
3- Au centre, se trouve le gros du troupeau qui n’a pas d’avis et fait preuve d’intelligence situationniste ou d’indifférence banale sur ce combat qui est à la fois d’avant-garde et d’arrière-cour.
4- Dans toutes les batailles, il y a des pertes acceptables. Mais comme nous ne prenons plus plaisir à nous salir les mains avec une de ces barbaries ancestrales, les invectives servent de nos jours de courroux médiatique ou de Hit Combo virtuel pour le bonheur des voyeurs générationnels et des lâches éternels.
5- Quand on pratique l’affrontement constant ou la paix commémorative pour occuper son temps, c’est que l’on est plus en mouvement. Alors la guerre civile des flux a-t-elle un sens ?
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/03/13/creation-internet-et-insultes-gratuites/